L'asthme et la sophrologie

J’ai choisi de parler de la maladie de l’asthme et de ce que peut apporter la so- phrologie dans l’amélioration et la gestion des symptômes avant, pendant ou après une crise. Etant moi-même asthmatique, j’ai fait l’expérience de tester sur moi la sophrologie par le biais des exercices de respiration et de visualisation que j’avais appris durant ma formation de sophrologue et au fur et à mesure, je sentais des effets réellement bénéfiques. Sur le long terme, je me suis rendue compte que j’arrivais à mieux harmoniser ma respiration et à apaiser ou réduire complètement mes crises.

Le fait de travailler régulièrement sur des exercices de respiration ou alors par la visualisation améliorai considérablement ma condition d’asthmatique. J’ai également choisi ce sujet à la suite d’une situation assez surprenante lors de mon séminaire de formation à Paris. Nous étions en classe, et nous travaillions alors sur un exercice de visualisation. La visualisation suggérait de la détente par une balade dans un champ rempli de fleurs bleues.... A la fin de cette visualisation et à mon grand étonnement deux personnes du groupe ont commencé à éternuer ! Cette situation était assez surprenante car je venais de prendre réellement conscience de la puissance de la visualisation et cette capacité qu’a le cerveau à rendre réelle une situation vécue en état modifié de conscience. Ces personnes expliquaient qu’elles étaient allergiques et que le simple fait de les avoir emmenées lors de l’état modifié de conscience dans ce champ, avait réactivé cette zone du cerveau qui est liée aux allergies. A la suite de cette magnifique expérience, je me suis posée la question : qu’en est-il de la personne asthmatique? la sophrologie peut-elle avoir un impact sur la gestion des crises ? La visualisation en état modifié de conscience est tellement efficace et bénéfique sur certaines situations, peut-on la proposer lors de séances à des personnes souffrant d’asthme ? Comment peut-on adapter la sophrologie à cette maladie? De plus, en dehors de l’aspect symptomatique que revêt la maladie (des sensations d’étouffement, d’asphyxie, d’impossibilité de respirer, avoir les bronches comprimées, etc. ...) je constate que c’est une maladie qui touche une grande partie de la population (enfants, ados, adultes ou même personnes âgées) et ce sous divers aspects (asthme al- lergique, asthme chronique, crise unique ou multiples...) Certes, la vie en ville et la pollution sont parmi les premières causes de cette maladie mais en dépit de tous les aspects physiques qu’elle revêt, j’ai pu observer des aspects que l’on appelle plus communément : psychosomatiques. Aujourd’hui les avis des professionnels de santé diffèrent, certains diront qu’il y’a bien des symptômes physiques et uniquement physiques (dus à une transmission génétique ou une fragilité déjà présente dans le corps qui déclencheraient la maladie) mais d’autres se rendent compte que la maladie comporte également une part émotionnelle, celle-ci serait un premier déclencheur qui, s’il n’est pas résolu, peut mener à des complications plus graves, et des difficultés dans la vie quotidienne.

Comment la maladie de l’asthme, cette maladie si anodine et pourtant si nocive pouvait être en partie affectée par cet aspect émotionnel. J’ai voulu comprendre comment une simple émotion pouvait déclencher une crise d’asthme. Comment agir alors dans ce cas sur la crise, comment apprendre au corps à les gérer à les contrôler ? Comment apprendre à faire face à une crise ou alors comment apprendre à la réguler ? En tant que sophrologue, nous travaillons beaucoup sur les émotions, sur la visualisation, sur l’apaisement de l’esprit qui peut nous amener à un équilibre physique et mental. La sophrologie utilise plusieurs méthodes qui permettent d’apprendre au corps à s’auto réguler.

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